Voilà donc Diana Rigg de retour au Chichester Festival Theatre, cette fois dans une pièce de l’auteur britannique Noel Coward (Sir) (1899/1973), bien connu pour ses comédies de mœurs. Dame Diana y joue le rôle de Judith Bliss, actrice à la retraite qui cultive la méchanceté comme d’autre soignent leurs parterres de fleurs.
Le Chichester Festival Theatre décrit la pièce en ces termes :
et les critiques sont tombées.“Rhume des Foins”, la comédie des mauvaises manières de Noel Coward, caractéristique par son effervescence et sa sophistication, pétille de l’incomparable esprit et la satire mordante propres à son auteur.
Judith Bliss, star bling bling de la scène londonienne, traverse la vie en lévitation, transformant le moindre petit incident en grande scène du deux. Lorsqu’elle et sa famille excentrique et déséquilibrée reçoivent dans leur maison de campagne, les visiteurs innocents arrivent, s’attendant à un week-end de glamour complaisant. Au lieu de cela, ils se retrouvent au beau milieu d’un maelström de bohémianisme extravagant, de comportements saugrenus et de machinations romantiques. Les mésaventures et malentendus s’accumulent et dès le dimanche matin, les invités aux abois s’enfuient massivement, laissant là la famille égoïste, si profondément engagée dans une cinglante querelle qu’ils ne remarquent pas leur départ clandestin.
Dans “The Independent” (traduction automatique), en avance sur tous les autres pour une fois, Michael Coveney donne une bonne note à la production, soulignant qu’apparemment elle était destinée à être reprise dans le West-End :
"Diana Rigg est bien meilleure (qu’Edith Evans dans le même rôle, en 1964), séduisante de manière plausible et posée à l’instant de partir à la retraite.
... Dame Diana rend la monstruosité de Judith charmante et prouve que lorsqu’on joue Coward, le moins est toujours plus qu’assez."
Michael Billington, dans le “Guardian” (traduction automatique) est plus circonspect :
Et Dominic Cavendish dans le “Daily Telegraph” (traduction automatique) est beaucoup moins gentil :"Mais la Judith Bliss de Diana Rigg est-elle assez monstrueuse ? Elle donne l’impression que Judith est la reine d’une jungle de carton-pâte que l’on aurait distribuée par erreur dans le rôle d’une hôtesse rurale. Il y a une authentique véhémence derrière son cri : “Je ne stagnerai pas tant qu’il me restera un souffle de vie.” Cependant, il y un reste de santé mentale chez Rigg qui l’empêche d’être une Judith transcendante."
"Tous les yeux sont fixés sur Dame Diana Rigg, ici dans le rôle de Judith B, et, bizarrement, c’est comme si l’actrice ressentait ces regards et préférerait qu’ils se posent ailleurs. Dame Diana ne convoque pas beaucoup de la grandeur nécessaire à captiver l’attention. Elle est drôle dans les petits cabotinages, rejetant sa tête en arrière, disons, dans une feinte extase sur le canapé ou froufroutant de manière suggestive avec ses mains en maudissant un des invités qui “use du sexe comme d’une sorte de filet à crevettes”. Cependant, avec ses cheveux blonds coupés au carré qui obscurcissent les expressions de son visage, lesquelles vont rarement au delà d’une perplexité nostalgique figée, c’est souvent l’hôtesse, plus que ses hôtes, qui semble déplacée."
"Rigg donne une interprétation sensible et psychologiquement vraie de Judith. Elle est charmante mais lasse. Cependant, une interprétation sensible et psychologiquement vraie est-elle suffisante ? Judith a besoin de se donner en spectacle, et nous voulons la voir se donner en spectacle. Si c’est juste un peu plus poli, on ne peut pas dire que ce soit pour autant plus agréable."
Anne



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