1er septembre 2007

Bienvenue dans mon humble espace consacré à Dame Diana Rigg, icône des années 60, mais pas seulement ...

Dans la colonne de droite vous trouverez des liens qui vous aideront à naviguer sur ce site, soit vers différentes rubriques (tout en bas), soit directement vers les d'articles publiés.

Les interviews audio, vidéo et écrites, ainsi que les articles écrits par Dame Diana elle-même, nécessitant une traduction, je vous demande un peu de patience, ça vient !

Bonne visite !

Anne

P.S. : To access the interviews or articles in English, click on the British flag or the pictures.

Attention !

À propos des Facebook, et autres sites "sociaux" : il existe deux pages consacrées à Dame Diana chez Facebook, une en anglais et l'autre en français. Sans doute y en a-t-il d'autres dont je n'ai pas connaissance. Vous qui visitez ces pages et y laissez des messages, souvent émouvants, d'admiration, devez savoir qu'elles n'ont nullement été créées par l'objet de votre enthousiasme. Ce sont des faux qui ne devraient pas exister. En effet, dans ses "Termes et Conditions" Facebook précise bien :
"You will not provide any false personal information on Facebook, or create an account for anyone other than yourself without permission." (Vous ne fournirez pas de fausses informations personnelles sur Facebook, ni ne créerez de compte pour qui que ce soit en dehors de vous-même.)

Je doute que les créateurs de ces comptes aient obtenu l'autorisation exigée. Vos mots gentils n'arriveront donc jamais à leur destinataire. Si vous voulez réellement communiquer avec Dame Diana, il vaut bien mieux le faire par l'intermédiaire de ses agents :

Dame Diana RIGG
c/o A.R.G. - Artists Rights Group Ltd
4 Great Portland Street
LONDON W1W 8PA (Grande-Bretagne)
Ces lettres-là parviendront à coup sûr à la dame. Cerise sur le gâteau : vous pouvez lui écrire en français.

Ce qu'il fallait dire.

Récentes mises à jour :

À noter :
Les vidéos ont maintenant toutes été transférées vers un blog spécifique. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le bouton en haut de la colonne de droite.

vendredi 27 mars 2009

"Pas seulement la première venue : Diana Rigg" The Times, 18 février 2006.

Voici une interview de Diana Rigg, faite en 2006 au moment où elle jouait "Honour" à Londres. Où l'on s'aperçoit qu'être acteur n'est finalement pas si anodin que cela.


Corps et Âme
Pas seulement la première venue : Diana Rigg


The Times, samedi 18 février 2006, Amber Cowan


Comment ceux qui sont fabuleux et en pleine forme le restent. Diana Rigg, actrice, 67 ans, le travail lui réussit et sa seule concession à sa santé consiste à fumer des cigarettes légères.


Vous brûlez les planches dans “Honour”, dans le West-End. Avez-vous jamais pensé lever le pied ?
Je ne suis pas vraiment du genre pantouflarde. Beaucoup de gens réduisent leurs activités à mon âge ; je les ai augmentées. Je me suis acheté une maison en France, il y a quatre ans, que je restaure et je joue dans cette pièce. Je suis plus occupée que jamais.

Le théâtre est-il physiquement plus dur maintenant que vous avez atteint la soixantaine ?
Les jours où je joue, j’ai parfaitement conscience que je ne dois pas en faire trop dans la journée, afin de conserver mon énergie. Je promène mon chien pour prendre l’air et mange à environ quatre heures de l’après-midi, de manière à ce que j’ai légèrement faim quand j’entre sur scène.

Vous vous êtes abîmé une corde vocale en jouant Médée à Broadway en 1994. Est-ce que les problèmes de santé font partie des risques du métier ?
Oui. Cette expérience a été épouvantable. Je suis partie pour New-York avec un rhume et suis arrivée juste pour une répétition en costumes où je me suis donnée à fond et j’ai endommagé ma voix. Ce n’était pas douloureux mais je ne pouvais pas jouer de manière optimale.

Comment vous êtes vous soignée ?
J’avais des injections de cortisone dans la gorge mais le vrai traitement était le repos. Je devais rester dans ma chambre d’hôtel sans parler durant la journée et me coucher aussitôt le spectacle terminé. Je ne pouvais pas non plus parler au téléphone parce que le timbre qu’on utilise en parlant peut être terriblement éprouvant, pour une quelconque raison.

Avez-vous fait d’autre sacrifices physiques pour votre art ?
Des tas. Dans “Les Acrobates” (Jumpers) en 1972, je devais tirer un homme, qui était sensé être mort, hors de la scène et je me suis déplacé un disque dans la colonne vertébrale. Dans “Follies” en 1987, un numéro de claquettes en hauts talons de 11 minutes a irrémédiablement endommagé mes genoux.

Vous en souffrez toujours beaucoup ?
Constamment.

Thé vert ou médecin ?
Il y a dix ans, je suis allée voir un très bon chirurgien au sujet de mes genoux. Il fit faire des radios et me dit que, de sa vie, il n’avait jamais vu un tel sac de vieille camelote. Mais il dit : “Vous fonctionnez, vous marchez, je ne vais rien faire.” Je touche du bois pour que ça ne change pas.

Et votre dos ?
J’ai tout essayé pour ça, guérison par la foi, la voyance. Il y a même eu une femme extraordinaire qui est venue chez moi ; elle fit craquer ses doigts tout le long de ma colonne vertébrale et ensuite éternua fortement pour “expulser la mauvaiseté”.

Sans grand succès ?
Non, à la fin, la réponse vint de la médecine conventionnelle. J’ai eu deux sessions à faire dresser les cheveux sur la tête où on vous injecte des stéroïdes dans la colonne vertébrale avec une seringue qui a plus l’air d’être destinée aux chevaux. Ça ne m’a pas guéri mais je me sens bien mieux qu’avant. Il y a encore des moments où je sais que je dois simplement prendre un anti-inflammatoire et m’allonger.

Est-ce que vous devez votre voix rauque à la cigarette ?
Je crains que oui. Je fume 20, 25 cigarettes par jour. Je choisis des légères cependant - ma seule concession.

Avez-vous essayé d’arrêter ?
J’ai abandonné quelques fois au fil des années mais j’ai toujours recommencé. J’ai essayé l’hypnose mais ça n’a pas marché avec moi. Je ne me suis même pas endormie. L’hypnotiseur me disait de penser à des palmiers mais tout ce à quoi je pouvais penser était quelle voix maussade il avait. Je lui donnais mentalement des notes sur son élocution.

Et l’alcool ?
J’aime bien le vin mais je déteste être ivre. Et je n’aime pas aller au pub.

Êtes-vous une adepte de la gym ?
Non. Avec mon mauvais dos et mes genoux, c’est la parfaite excuse.

Chirurgie esthétique ?
J’ai fait refaire mes yeux quand j’avais 44 ans. À l’époque je souffrais méchamment du dos et j’avais perdu beaucoup de poids à cause de ça. J’ai tout à coup eu l’air d’une très vieille femme, avec de terribles rides autour des yeux. Il était trop tôt pour avoir l’air d’avoir 64 ans alors j’ai pensé qu’il était temps de les faire refaire.

Est-ce que ça vous a donné du goût pour l’amélioration personnelle ?
Eh bien, je ne suis pas retournée en arrière. Je suis maintenant à un âge où je pense que je dois admettre comment j’ai vécu. Je n’envie pas les femmes qui ont l’air d’avoir la moitié de leur âge. Je trouve que c’est merveilleux pour elles mais je n’en suis pas tout à fait là.

Le fait de grandir en Inde a-t-il influencé votre manière de prendre soin de vous ?
Je pense que la médecine Ayurvédique est merveilleuse. À Noël dernier, je suis allée dans une station balnéaire sur les contreforts de l’Himalaya avec ma fille, Rachael Stirling, et j’ai passé quelques temps à me faire soigner et masser. Je ne suis pas quelqu’un qui suit quoi que ce soit à la lettre, alors je ne suis pas un régime ayurvédique, mais les massages étaient incroyables.

Vous priez ?
Je suis chrétienne et j’aime aller à l’église. Assez souvent, je passe devant une église et j’y entre juste pour dire une prière. Je m’intéresse à toutes sortes de croyances, ce qui a probablement quelque chose à voir avec ma vocation. Les gens vont au théâtre pour croire.

Dans ‘Honour” le mari de votre personnage la quitte pour une autre femme. L’art semble imiter la vie, alors vous êtes vous inspirée de vos propres expériences pour le rôle ?
Eh bien, mon mari m’a plaquée en 1990. De toute façon c’était il y a des années, alors je n’utilise pas ça comme thérapie ou autre.

Vous n’êtes pas une actrice névrotique alors ?
Je crains d’être désespérément non-névrotique, ce qui est dommage parce que j’aurais probablement été une meilleure actrice si je l’avais été.

Dame Diana Rigg est dans “Honour” au Wyndham’s Theatre, London WC2, jusqu’au 6 mai. Pour réserver, appeler le +44(0)870 9500925.

Anne

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