1er septembre 2007

Bienvenue dans mon humble espace consacré à Dame Diana Rigg, icône des années 60, mais pas seulement ...

Dans la colonne de droite vous trouverez des liens qui vous aideront à naviguer sur ce site, soit vers différentes rubriques (tout en bas), soit directement vers les d'articles publiés.

Les interviews audio, vidéo et écrites, ainsi que les articles écrits par Dame Diana elle-même, nécessitant une traduction, je vous demande un peu de patience, ça vient !

Bonne visite !

Anne

P.S. : To access the interviews or articles in English, click on the British flag or the pictures.

Attention !

À propos des Facebook, et autres sites "sociaux" : il existe deux pages consacrées à Dame Diana chez Facebook, une en anglais et l'autre en français. Sans doute y en a-t-il d'autres dont je n'ai pas connaissance. Vous qui visitez ces pages et y laissez des messages, souvent émouvants, d'admiration, devez savoir qu'elles n'ont nullement été créées par l'objet de votre enthousiasme. Ce sont des faux qui ne devraient pas exister. En effet, dans ses "Termes et Conditions" Facebook précise bien :
"You will not provide any false personal information on Facebook, or create an account for anyone other than yourself without permission." (Vous ne fournirez pas de fausses informations personnelles sur Facebook, ni ne créerez de compte pour qui que ce soit en dehors de vous-même.)

Je doute que les créateurs de ces comptes aient obtenu l'autorisation exigée. Vos mots gentils n'arriveront donc jamais à leur destinataire. Si vous voulez réellement communiquer avec Dame Diana, il vaut bien mieux le faire par l'intermédiaire de ses agents :

Dame Diana RIGG
c/o A.R.G. - Artists Rights Group Ltd
4 Great Portland Street
LONDON W1W 8PA (Grande-Bretagne)
Ces lettres-là parviendront à coup sûr à la dame. Cerise sur le gâteau : vous pouvez lui écrire en français.

Ce qu'il fallait dire.

Récentes mises à jour :

À noter :
Les vidéos ont maintenant toutes été transférées vers un blog spécifique. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le bouton en haut de la colonne de droite.

jeudi 19 février 2009

"La Fille derrière Emma Peel - 2ème partie." Henry Gris, TV Times # 625, 19 octobre 1967.

La Fille derrière Emma Peel - 2ème partie.

Henry Gris, TV Times # 625, 19 octobre 1967

Première partie - Troisième partie

Avant l’aurore, dans une chambre délicieusement féminine, le téléphone sonne. La jeune femme répond, ensommeillée, puis s’extirpe du lit, comme dans une scène de “Chapeau Melon et Bottes de Cuir”. Sauf que le coup de téléphone vient du service auquel Diana Rigg avait donné instruction de la réveiller. Il n’est que 6 heures et demie du matin. Elle se dirige à tâtons dans la maison, prend un bain tiède, boit un verre de jus de citron. Dehors à 7 heures moins dix, sans maquillage, «Je n’ai aucune vanité à cette heure du jour.»
Saint-John’s Wood, la banlieue du nord de Londres est encore profondément endormie et personne n’est là pour apercevoir une Diana Rigg en dessous de son meilleur aspect ; à part John Taylor, son chauffeur. Il arrive quelques minutes à l’avance mais il a pour instructions d’attendre {ici deux lignes incohérentes} «Je ne suis jamais en retard», elle hausse les épaules, «comateuse comme je le suis, et je déteste le bruit de la sonnette à cette heure spectrale.»

En route pour les studios de Borehamwood, Hertfordshire. Elle lit le journal du matin en chemin. «Ce n’est pas mon journal,» dit-elle, «c’est celui de John. Je n’aime pas ça, mais c’est le seul journal alentour alors je le lis.» Chaque matin. Apparemment, il ne lui est jamais venu à l’esprit de demander à John de lui apporter un journal. Et voilà, un autre jour dans la vie d’Emma Peel. C’est sa routine depuis qu’elle est devenue une star de la télévision. Diana a emménagé dans cette maison, beaucoup plus compatible avec son statut, quittant le vieux cottage aménagé dans d’anciennes étables où elle a vécu pendant cinq ans. Ce n’est pas qu’elle se sente concernée par son statut et ses symboles ; ces choses sont le cadet de ses soucis. Elle est simplement tombée amoureuse de la vieille maison de Saint-John’s Wood et son comptable a approuvé le déménagement. L’artiste Augustus John et Dame Laura Knight vécurent précédemment à sa nouvelle adresse. Là, Diana Rigg peut maintenant vivre dans le style et le confort de son monde privé, qui tourne autour de la cuisine spécialement conçue, avec des jardinières aux fenêtres, où poussent des herbes aromatiques. La maison est zone interdite, sauf pour les amis intimes. Ce n’est pas qu’elle vive en recluse mais pour elle, sa vie «ne regarde que moi». Quand elle est d’humeur, elle explique volontiers qu’elle est extrêmement jalouse de la préservation de sa vie privée. Elle insiste pour mener une vie qu’elle considère bonne pour elle, loin de ce qu’elle définit comme «les considérations sociales des autres. J’aime faire les choses parce que je le veux, pas parce que je le dois.»

Diana est née à Doncaster, Yorkshire, le 20 juillet 1938. Elle a passé une partie de ses jeunes années à Jodhpur, Rajputana (ndt : ancien nom du Rajasthan). Sa famille était au service du gouvernement indien. Plus tard, elle fut renvoyée à la maison, à l’école de Great Missenden, Buckinghamshire. Enfin ses parents revinrent dans le Yorkshire et s’installèrent à Leeds, où ils vivent maintenant. Là, Diana termina son éducation à l’école de filles Fulneck, entra à l’Académie Royale d’Art Dramatique et en sortit diplômée deux ans plus tard pour embrasser la carrière d’actrice.

Était-elle réservée étant enfant ? «Non, je ne crois pas. J’avais la faculté de me mettre en retrait et je l’ai toujours, mais par dessus tout, j’ai toujours eu le sentiment très fort de mon individualité personnelle. Rêver est quelque chose que je n’ai jamais fait. J’étais toujours très pragmatique. En grandissant, je me suis intéressée au théâtre, pas parce que cela m’offrait un accès à un monde de fantaisie mais parce que cela me donnait une chance de m’affirmer. Et j’adorais cette liberté. Je l’ai pris comme un défi.»

Diana réfléchit : «Je me souviens encore de la première fois où j’ai été confrontée au public dans ces conditions. J’étais doublure à Stratford-on-Avon (ndt : à la Royal Shakespeare Company) quand on m’a appelée pour remplacer l’actrice principale dans “Tout est bien qui finit bien”. Elle s’appelait Priscilla Morgan. Ils m’ont donné peut-être une heure de répétition. Coïncidence, mes parents étaient dans la salle ce soir là. Je ne leur ai pas dit que je passais en tête alors, quand je me suis avancée en tremblant, ils ont cru que je faisais seulement de la figuration. Puis ils ont compris et se sont, en quelque sorte, agrippés l’un à l’autre, absolument pris de peur. Ma peur était d’un autre ordre. J’étais tout simplement insuffisamment préparée alors je n’étais pas contente de moi. Cependant, le public était très gentil comme il l’est toujours quand une doublure reprend un rôle et fait de son mieux pour ne pas gâcher la pièce, et on m’a conduite sur le devant de la scène et autorisée à saluer seule. J’ai joué pendant une semaine je crois et c’est seulement à la fin que j’ai commencé à apprécier.»

Diana avait alors 20 ans et gagnait 7 livres et 10 shillings par semaine. «Pour joindre les deux bouts, je vivais de crépinettes, des bouts de viande emballés dans des morceaux d’intestins, qu’on peut encore acheter dans les boucheries de province. De la nourriture de pauvres. Ils coûtent 4 pence chaque. Quatre fois par semaine, mon dîner consistait en deux crépinettes et peut-être quelques pommes de terre avec un autre légume et un fruit. Et vous savez quoi ? J’étais en parfaite santé, et très heureuse.»

Diana avait un vieux vélo d’occasion pour la véhiculer dans Stratford. «Et non seulement j’arrivais à faire durer les 7 livres et 10 shillings, mais je ne pouvais pas me passer de parfum. Je suppose que j’étais très jeune et que ce parfum particulier était très épais et musqué et qu’il me faisait me sentir extrêmement sensuelle. Je n’ai jamais changé de parfum toutes ces années.»

Sa période crépinettes prit fin quand elle déménagea pour Londres pour jouer dans les productions londonniennes de la Royal Shakespeare Company. Le vélo s’en vint ; maintenant elle conduit une Mini verte. Elle vivait dans un cottage aménagé dans d’anciennes écuries. Le tout toujours modestement. Plus de crépinettes mais tout le parfum qu’elle croyait requis pour une jeune actrice pas trop désagréable à regarder. Elle en emporta un petit flacon quand elle alla aux Etats-Unis, pour y jouer en alternance dans “Le Roi Lear” et “La Comédie des Erreurs”. La compagnie tourna aussi sur le Continent, jusqu’à Moscou. De son expérience de cette tournée, vient l’admiration sans borne que Diana porte à l’acteur Paul Scofield. «Il est mon idéal depuis la première fois où je l’ai vu sur scène. J’ai travaillé avec lui dans “Le Roi Lear” et c’est à ce moment que j’ai pris conscience de son sens de l’individualité, une individualité forte et totalement intransigeante.» Elle dit : «La beauté de la chose est que voilà un homme qui vient juste de recevoir un oscar dans un film qui a remporté des oscars et Hollywood lui court après. Qu’est-ce qu’il fait ? Il est retourné à Stratford. De toute évidence, il se fiche de l’argent, et il a raison. Bien sûr, ce qui compte c’est ce en quoi on croit. Dans un sens, j’ai suivi son exemple quand j’ai accepté de tourner dans “Le Songe d’une Nuit d’Été”. Peter Brook le réalisait et je crois en lui. J’ai mûri avec lui alors je devais répondre favorablement à sa demande. Professionnellement parlant, je fais partie de sa troupe, même si je pense que je suis trop mauvaise pour le rôle. La paye ? Une misère en comparaison de ce que je gagne mais l’argent est si éphémère ... Je n’oublierai pas que je pouvais, si besoin était, vivre de 7 livres et 10 shillings.»


Anne

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