1er septembre 2007

Bienvenue dans mon humble espace consacré à Dame Diana Rigg, icône des années 60, mais pas seulement ...

Dans la colonne de droite vous trouverez des liens qui vous aideront à naviguer sur ce site, soit vers différentes rubriques (tout en bas), soit directement vers les d'articles publiés.

Les interviews audio, vidéo et écrites, ainsi que les articles écrits par Dame Diana elle-même, nécessitant une traduction, je vous demande un peu de patience, ça vient !

Bonne visite !

Anne

P.S. : To access the interviews or articles in English, click on the British flag or the pictures.

Attention !

À propos des Facebook, et autres sites "sociaux" : il existe deux pages consacrées à Dame Diana chez Facebook, une en anglais et l'autre en français. Sans doute y en a-t-il d'autres dont je n'ai pas connaissance. Vous qui visitez ces pages et y laissez des messages, souvent émouvants, d'admiration, devez savoir qu'elles n'ont nullement été créées par l'objet de votre enthousiasme. Ce sont des faux qui ne devraient pas exister. En effet, dans ses "Termes et Conditions" Facebook précise bien :
"You will not provide any false personal information on Facebook, or create an account for anyone other than yourself without permission." (Vous ne fournirez pas de fausses informations personnelles sur Facebook, ni ne créerez de compte pour qui que ce soit en dehors de vous-même.)

Je doute que les créateurs de ces comptes aient obtenu l'autorisation exigée. Vos mots gentils n'arriveront donc jamais à leur destinataire. Si vous voulez réellement communiquer avec Dame Diana, il vaut bien mieux le faire par l'intermédiaire de ses agents :

Dame Diana RIGG
c/o A.R.G. - Artists Rights Group Ltd
4 Great Portland Street
LONDON W1W 8PA (Grande-Bretagne)
Ces lettres-là parviendront à coup sûr à la dame. Cerise sur le gâteau : vous pouvez lui écrire en français.

Ce qu'il fallait dire.

Récentes mises à jour :

À noter :
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mardi 10 juillet 2007

Une enfance indienne

Comme promis, Channel 4 raconte l'histoire de Diana, et surtout celle de son père, sur son site. La voici traduite en français.

Anne


Empire's children : Diana Rigg, son enfance en Inde.


L'apprentissage des chemins de fer à Doncaster

Le père de Diana, Louis Rigg, naquit à Doncaster en 1903 alors que l'empire britannique était à son apogée, mais il était un candidat improbable pour un travail en Inde. Son père travaillait pour les chemins de fer et leur maison appartenait aux chemins de fer.

Le grand-père de Diana, du côté de sa mère, dirigeait le département hommes de la Coopérative. Diana croit que cela induisit la famille de sa mère à regarder de haut celle de son père. Louis fréquenta un collège technique à Doncaster spécialisé dans la formation professionnelle.

A quinze ans, il commença un apprentissage aux chemins de fer locaux avant d'être accepté comme apprenti par la Great Northern Railway en 1921. Dans les années 20, il existait cent vingt-deux compagnies de chemin de fer en Angleterre, mais le gouvernement décida de les regrouper sous la férule de quatre compagnies. Cette rationalisation aboutit à la perte de nombreux postes de travail juste au moment où Louis finissait sa formation.


A la recherche d'un travail

A la recherche d'un travail, le père de Diana répondit à une annonce du Times destinée à des « hommes de l'école publique, 25 ans environ et célibataires » pour aller au Rajasthan travailler pour les chemins de fer. Bien que Louis ne soit pas issu de l'école publique, son passage par un collège technique le qualifiait pour le poste. Il quitta l'Angleterre pour aller travailler dans cet avant-poste éloigné de l'empire, ce qui était plutôt inhabituel pour quelqu'un de la classe ouvrière à l'époque.

Beaucoup de britanniques qui partaient pour l'inde travaillaient pour le gouvernement colonial. Cependant, des ouvriers très spécialisés tels que le père de Diana étaient indispensables pour aider au maintien des infrastructures du pays. Louis Rigg partit pour l'Inde en 1925 alors qu'il avait tout juste 22 ans, rejoindre son poste à Bikaner en tant que mécanicien des chemins de fer débutant.


En poste à Bikaner, Rajasthan

A son arrivée à Bikaner, Louis partagea un modeste bungallow avec un autre célibataire anglais.

Beaucoup des « sahibs » nouvellement arrivés développèrent une réputation de condescendance et d'autoritarisme à l'égard de leurs équipes indiennes. Par contraste, une des premières choses que Louis fit fut d'engager quelqu'un pour lui apprendre à parler hindi. Au contraire de la plupart des anglais en Inde, il n'était pas destiné à travailler pour un employeur blanc.

Dans l'Inde des années 20, 1 500 fonctionnaires anglais régnaient sur 300 millions d'indiens. L'Angleterre ne dirigeait en fait que les deux tiers de l'Inde ; le reste, les « états princiers », étaient gouvernés par la royauté indienne : les Maharadjas. Le patron de Louis devait être le remarquable Maharadja Ganga Singh. Son redouté « Camel corps » faisait partie de l'armée impériale et combattit pendant les deux guerres mondiales.

Ganga Singh était le seul non-blanc membre du Cabinet de guerre impérial britannique pendant la première guerre mondiale et était présent à la signature du Traité de Versailles. Plus tard, il fut responsable de la modernisation du Rajasthan, faisant construire chemins de fer et canaux pour amener l'eau à cet état du désert et rendant l'enseignement gratuit pour tous ses sujets.

Bien que Louis travaillait pour cet homme très puissant, le fait que son patron soit Indien, non blanc, le plaçait à part des autres anglais qui travaillaient à Bikaner. Cela signifiait aussi qu'il était plutôt bas dans la hiérarchie de la basse-cour.


Louis et Beryl

En 1929, quatre ans après son arrivée à Bikaner, le père de Diana eut droit à six mois de congés. Sa première priorité était de se trouver une femme. Anglais et Indiens vivaient séparés à cette époque et les mariages mixtes étaient déconseillés, alors trouver une épouse voulait dire retourner en Angleterre.

Cela lui prit six semaines pour arriver en Angleterre et six semaines pour le retour. Il ne lui restait donc que trois mois chez lui, à Doncaster, pour se trouver une épouse.

C'est au club de tennis local que Louis rencontra sa future femme, Beryl Halliwell, qui, à 21 ans, n'avait jamais quitté l'Angleterre. Le couple se fiança en 1929, deux ans avant que Louis réussisse à persuader Beryl de faire le voyage de six semaines pour l'Inde. Quand elle arriva finalement, ils se marièrent et passèrent leur lune de miel dans un village de vacances reculé avant de s'installer dans leurs nouveaux quartiers à Bikaner.


Vie de couple à Bikaner

La maison où les parents de Diana vivaient à Bikaner est maintenant en ruines, mais lorsqu'elle la visita elle put retrouver où se trouvait la véranda qui donnait sur un beau jardin. Diana se souvint d'avoir passé de longs moments dans ses premières années sur cette véranda, puisqu'elle-même et son frère n'avaient pas le droit d'aller au-delà du mur.

Le bungallow était équippé d'une petite armée de serviteurs aux ordres de la famille, soulageant la mère de Diana des corvées quotidiennes auxquelles elle devra se remettre une fois de retour à Doncaster. Les serviteurs vivaient dans des quartiers précaires à l'arrière de la maison. C'était le mode de vie typique partout dans l'empire.

Diana se souvient que plus tard, alors que le mouvement des droits civil en Amérique réveillait les consciences pour l'égalité des races, elle demanda à sa mère comment ils avaient pu permettre que leurs serviteurs indiens vivent dans de telles conditions. Mais pour Beryl, à l'époque il n'y avait pas de honte à avoir des serviteurs. Pour elle et des milliers d'autre femmes britanniques, c'était simplement la manière dont les choses étaient.


Les palais des Maharadjas

Bien qu'elle fasse l'expérience d'un luxe qu'elle n'aurait pu espérer chez elle, Beryl, la mère de Diana, s'effrayait un peu de sa nouvelle vie. En tant que jeune mariée dans une petite communauté, elle se retrouvait au centre de l'intérêt, évoluant dans des sphères sociales exotiques. Elle était invitée avec Louis dans les palais des Maharadjas, de même que des princes indiens et quelques uns des officiels les plus hauts gradés de l'empire.

En tant que nouvelle épouse, Beryl avait l'honneur de s'asseoir à la droite de ses hôtes. Cela signifiait que lorsqu'elle dînait au palais, elle était accompagnée à sa place par sa grandeur le Maharadja Ganga Singh.

Dans une lettre à sa famille elle décrit son angoise à ce propos, disant qu'elle s'attendait à « mourir sur le champ » ! Louis et elle ont été reçus par le Maharadja dans la salle des banquets de sa résidence personnelle, le magnifique palais Laxmi Niwas, à plusieurs occasions mais hélas Beryl n'a jamais écrit au sujet de cette première rencontre.

En visitant le palais, Beryl et Louis purent constater la ségrégation, appelée « purdah », à l'égard des femmes indiennes. Tandis que lors de tels rassemblements sociaux les hommes indiens étaient autorisés à se méler librement aux femmes européennes, les femmes étaient maintenues à l'écart des hommes dans un couloir. Là elles restaient debout et regardaient les cérémonies et les invités qui mangeaient et buvaient.


Hugh et Diana

En 1934, un an juste après l'arrivée de Beryl à Bikaner, le frère de Diana, Hugh, naquit. Diana vint au monde quatre ans plus tard, en 1938. Les enfants grandirent en Inde ; Hugh y restant jusqu'à l'âge de onze ans et Diana jusqu'à sept ans. Bien que Diana décrive ses souvenirs de cette époque comme légèrement brumeux, elle se souvient bien des senteurs, images et sons de l'Inde, ainsi que des vaches sacrées qui vagabondaient.

Hugh étant plus vieux de quatre ans, se souvient de bien plus et décrivit à Diana comment ils ont été élevés à boire du lait de chèvre dans le jardin. C'est lui qui s'occupe de l'histoire de la famille et il en détient les archives sous forme d'albums de photos et de lettres. Ils ne questionnèrent jamais leur père au sujet de sa vie en Inde et se rendent compte maintenant avec regret que beaucoup d'histoires sont perdues.


Les chasses à Gagner

En 1938 le père de Diana avait déjà été promu Directeur chargé des locomotives et des voitures. Sa femme et lui se trouvaient maintenant à côtoyer non seulement les princes indiens mais aussi les officiels du plus haut rang de l'empire britannique.

Le couple était régulièrement invité à Gagner, la résidence du Maharadja située au bord d'un lac à près de 50 kilomètres à l'ouest de Bikaner dans le désert de Thar. Des séjours spéciaux étaient organisés là pour Noël et le jour de l'an et les résidents de Bikaner rivalisaient pour obtenir des invitations. Comme dans beaucoup de colonies britanniques, la chasse était un passe-temps particulièrement populaire.

Beryl décrivit une de ces chasses à Gagner dans une lettre à sa famille :

« Nous n'avons pas participé avec les hommes ; je voulais mais HH (Sa grandeur le Maharadja) dit que c'était trop pour nous, alors nous avons regardé depuis la rive du lac. C'était une expérience très nouvelle pour moi de regarder ce qui se passait ... Un aide de camp ou quelqu'un d'autre tira le premier coup. C'était pour faire s'envoler les oiseaux du lac. C'était extraordinaire la manière dont ils s'élevèrent tous formant un nuage quand ce premier coup fut tiré. Ensuite Sa grandeur tira le premier coup puis tous les autres hommes. Ils étaient à peu près dix à tirer et ils tuèrent 570 oiseaux ... Sa grandeur lui-même tua 170 oiseaux mais il avait trois fusils et trois serviteurs pour les charger alors tout ce qu'il avait à faire était tirer ... »

Pendant la chasse les hommes étaient placés selon un ordre de préséance, avec le Maharadja au milieu et son invité d'honneur à sa droite. Le père de Diana était placé tout à fait en fin de ligne. Diana se rappelle qu'il ne tua que trois oiseaux pendant cette chasse en particulier, mais aussi que cela ne le génait pas parce qu'il adorait tirer.


Installation à Bikaner

Louis s'était déjà différencié de ses compatriotes « sahibs » jusqu'à un certain point en apprenant le hindi. Diana découvrit qu'il s'était aussi distingué par son attitude respectueuse envers ses collègues indiens. En faisant des recherches dans l'histoire de sa famille, Diana rencontra un employé des chemins de fer locaux qui avait travaillé avec son père en Inde. Shri Lal Nathamal Jos était apprenti auprès des chemins de fer de Bikaner au début des années 40 et se souvient bien de Louis.

Il raconta à Diana comment les ouvriers respectaient leurs supérieurs parce qu'ils en avaient peur. Dans le cas de son père c'était différent : il le respectaient de tout leur cœur. Louis était très aimé et quand il partit en 1943, une fête d'adieu fut organisée pour lui à la fois par les employés de bureau et par les ouvriers. Ils écrivirent même un poème en son honneur.


Les chemins de fer de Jodhpur

En octobre 1943, Louis Rigg s'est vu offert un travail aux chemins de fer de Jodhpur, où il allait finalement devenir Chef ingénieur mécanicien à l'âge de 40 ans. A cette époque, une position équivalente en Angleterre lui aurait valu d'être promu Chevalier. Son nouveau patron devait être le Maharadja de Jodhpur, un des hommes les plus riches d'Inde.

L'organisation des chemins de fer comportaient trois départements : les transports, ingénierie et la mécanique. Le département des transports s'occupait des opérations du système ; le département ingénierie s'occupait des voies et celui de la mécanique s'occupait et possédait toutes les locomotives, voitures et wagons.

En tant que Chef ingénieur mécanicien, Louis Rigg était responsable de 3 000 employés et s'assurait que plus de 100 locomotives roulaient sans accroc. C'était un travail immense et il joua un grand rôle dans le succès des chemins de fer de Jodhpur. Ce poste était accompagné d'une grande maison nouvelle, à des lieues de ses humbles origines à Doncaster.


Malaise grandissant

En Inde l'exigence d'un gouvernement autonome et de l'indépendance allait grandissant depuis avant la première guerre mondiale. Maintenant elle atteignait un pic. Le Mahatma Gandhi avait été emprisonné en 1942 pour son rôle de la campagne « Quittez l'Inde » cette même année. En 1945, il avait été relâché et la pression en faveur de l'indépendance montait. Bien que largement non-violent, le mouvement fut supprimé par les forces britanniques et, en réponse, il y eut des attaques isolées contre les intérêts stratégiques britanniques.

Diana se souvient d'une sensation de malaise se répandant à travers le pays. Personne ne savait ce qui allait advenir. Beaucoup de voies ferrées étaient dynamitées et quoique le danger n'était pas très grand, même un petit enfant en avait conscience. Beaucoup des coloniaux choisirent d'envoyer leurs épouses et enfants à la maison. Diana et son frère furent eux-mêmes envoyés dans un pensionnat en Angleterre ; cependant leur mère Beryl retourna en Inde après que les enfants aient été installés, pour être avec Louis.

La vie devait changer pour les Maharadjas aussi. Leur alliance avec les britanniques leur aurait coûté leur avenir politique et l'indépendance de l'Inde vit non seulement la fin du Raj mais aussi du mode de vie centenaire des rois de l'Inde.


La fête d'adieu de Beryl

En 1947, après des décennies de campagne, l'Inde gagna finalement son indépendance. En vingt ans l'empire britannique et le mode de vie colonial s'éteignirent. Beaucoup de colons britanniques, les Rigg inclus, croyaient qu'ils n'avaient aucun avenir dans une Inde indépendante. En 1947, Beryl dit au revoir une dernière fois à l'Inde, cependant que Louis restait sous contrat un an de plus. Le couple donna une fête d'adieu dans leur maison pour leurs amis les plus proches.

Parmi les invités, il y avait Baiji, un membre de la famille royale de Jodhpur. Toujours vivante aujourd'hui, Baiji se souvient du père de Diana avec affection. « Il faisait toujours le clown, vous savez ? Toujours un bras autour des épaules de quelqu'un et toujours un grand sourire sur son visage. »

Comme beaucoup de femmes, avant l'indépendance Baiji était reléguée au « purdah » et interdite de relations sociales avec des hommes indiens. Cependant, ces restrictions ne s'appliquaient pas aux relations avec les européens et elle put prendre part à la fête d'adieu et signer une photo pour les parents de Diana, que Diana a toujours aujourd'hui. En rencontrant Diana, elle rappela comment la condition des femmes en Inde a changé après 1947. Elle considère qu'elle a obtenu son indépendance « en même temps que l'Inde. »


Le Sardar club

Seul à Jodhpur, le père de Diana passa de plus en plus de temps au Sardar club où il jouait au tennis et au golf. Le club était fameux pour n'avoir que treize trous sur son parccours. C'était parce que les britanniques qui travaillaient pour l'état avait seulement le temps de jouer treize trous après le travail avant qu'il fasse trop sombre pour y voir. Après, tout le monde retournait au bar pour un « petit dernier ».

Le nom du père de Diana figure toujours dans le bar en tant que vaincœur, avec un Monsieur Wotherspoon, de la coupe de 1947. C'était l'année de l'indépendance de l'Inde. Peu de temps après tous les britanniques partaient et les noms des futurs champions de golf devinrent indiens.


Nouvelle vie à Leeds

En 1948, Louis Rigg fit finalement voile vers l'Angleterre pour rejoindre sa famille. Il était parti pendant vingt ans et, à l'âge de 45 ans, commencer une nouvelle vie dans l'Angleterre d'après-guerre ne lui fut pas facile. Son pays avait changé au point d'être méconnaissable et était poursuivi par le chômage et le rationnement. C'était un défi expérimenté par beaucoup de ceux qui avaient quitté des vies de luxe comparables dans d'anciennes colonies. Pour le nouveau gouvernement travailliste chargé de démanteler l'empire et d'établir une société plus équitable, ces ex-dirigeants et privilégiés étaient une source d'embarras.

Diana rencontra Daphne Crabtree et Denbigh Hamilton Harding, des amis d'enfance de son frère Hugh. Le père de Denbigh avait été Ministre de l'Intérieur à Bikaner mais avait quitté l'Inde avec pratiquement rien. Sa famille rentra en Angleterre pour s'apercevoir qu'ils n'avaient pas de domicile. Ils n'avaient pas pu sortir d'argent d'Inde et devaient vivre dans un loft au dessus d'un garage derrière la maison de leur tante. Leur mère installa un rideau au milieu du loft pour qu'ils puissent vivre d'un côté et dormir de l'autre.

Quoi qu'il en soit, l'expérience de Daphne fut très différente de celle de Denbigh. Sa famile vécut dans un appartement à Londres et ils trouvèrent ça vivifiant et heureux. Daphne se souvient que tout le monde décompressait après la guerre mais elle se sentait très coupable de n'avoir pas enduré les bombardements et le rationnement. Elle se rappelle avoir fait l'expérience du ressentiment, particulièrement de la part de commerçants qui pensaient que sa famille avait eu la meilleure part du pays.


L'école de filles Fulneck

A l'âge de 45 ans, le père de Diana trouva difficile de trouver du travail. Il finit par obtenir un emploi dans une tannerie à Leeds. En dépit du manque d'argent, Diana et Hugh furent envoyés dans des pensionnats privés.

Les parents de Diana voulaient laisser son frère dans son pensionnat mais avaient plannifié d'envoyer Diana à l'école élémentaire locale. Mais son éducation en Inde avait été incomplète et elle ne réussit pas à l'examen d'entrée. A la place, les parents de Diana finirent par payer pour qu'elle puisse aller à l'école de fille Fulneck.

Diana ne s'adapta pas facilement après son enfance en Inde et se souvient de l'expérience comme déprimante, avec tous les élèves traités indifféremment par l'école. Cependant, c'est grâce aux encouragements de son professeur d'Anglais à Fulneck qu'elle découvrit son aptitude pour l'art dramatique.


Dame Diana Rigg

Bien que son enfance en Inde ait rendu difficile pour elle l'intégration dans le système scolaire Angais, c'est à son école anglaise qu'elle découvrit son talent pour l'art dramatique et que commença sa carrière d'actrice extrèmement riche en succès.

Pour ses services à la scène et à l'écran britanniques, Diana fut nommée « Dame » en 1989. Le titre complet est « Dame de l'empire britannique ». Recevoir cette récompense la mena à se poser des questions sur ce qu'était l'empire et ce qu'il est maintenant, la poussant à se demander comment l'histoire de sa famille s'y intégrait. Consciente que l'empire a une réputation de suppression et d'exploitation, elle ressentit une certaine anxiété à explorer le passé de son père.

Mais elle considère son retour en Inde comme fructueux et plein de récompenses. Elle fut agréablement surprise de rencontrer des Indiens qui regardaient l'époque du Raj comme un temps de développement. Elle fut aussi ravie de découvrir que l'attitude de son père à l'égard de ses collègues indiens et leur culture était si respectueuse.

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